La Cabane Georgina participe en ce moment au premier volet de FRAEME “Murmurations” à la Friche de la Belle de Mai, n’hésitez pas à venir découvrir notre espace au 3e étage et les 13 autres project spaces tous plus intéressant dans leurs propositions les uns que les autres.
Read MoreLibération : Les Rencontres de la photographie d’Arles 2022 seront sous le signe de la performance
Le président du festival a présenté ce mercredi le programme d’une édition qui signe le retour à la «normalité» après deux années contrariées, et alors que la guerre en Ukraine souligne l’importance des photographes. Au menu: un dialogue entre l’image et la performance.
publié le 23 mars 2022 à 20h06
L’émotion était palpable ce mercredi au ministère de la Culture pendant la conférence de presse des 53es Rencontres de la photographie d’Arles, qui se tiendront du 4 juillet au 25 septembre. Après deux ans d’interruption – une année blanche pour le festival en 2020, une édition limitée en 2021 –, la traditionnelle messe déroulant le programme des réjouissances faisait son retour rue de Valois pour annoncer, enfin, une voilure «normale» du festival. C’est pourtant le regard tourné vers la guerre en Ukraine que tous les intervenants ont rappelé le rôle clé des photographes et l’importance de leurs images dans la construction des histoires individuelles et de l’Histoire tout court. Hubert Védrine, président des Rencontres, tout en annonçant solennellement «la fin de la mondialisation heureuse», s’est réjoui qu’à Arles, les échanges entre toutes les nationalités puissent encore se faire, malgré la formation de «nouveaux blocs». On retrouvera donc cet été au festival des Bouches-du-Rhône des photographes américains, russes, chinois, indien, jamaïcain, égyptien, marocain, sud-africains, ougandais, ghanéen, norvégien… Et surtout de nombreuses femmes photographes, ce que n’a pas manqué d’applaudir la ministre de la Culture. En ouvrant le bal, Roselyne Bachelot-Narquin s’est aussi félicitée de l’attention que le quinquennat Macron porte aux photographes, fragilisés par la crise sanitaire, via la grande commande publique pilotée par la BNF et la publication in extremis du rapport Franceschini. La ministre a promis qu’elle établirait avec ses équipes un calendrier concret de mise en œuvre des préconisations dudit rapport.
Peinture et spectacle vivant
Quant au programme des expositions, divulgué par le duo Aurélie de Lanlay, directrice adjointe, et Christoph Wiesner, nouveau directeur depuis 2020, il a tout pour être musclé, plasticien et alléchant. Pas moins de 40 expositions à Arles et 15 expositions hors les murs dans le cadre du Grand Arles Express (rejoint par 6 nouvelles institutions partenaires) sont annoncées – impossible de toutes les citer ici. Néanmoins, cette année, le festival semble creuser le sillon original des liens entre image et performance, sillon dans lequel se sont engouffrées des créatrices qui ont exploré les champs alternatifs à la peinture (médium squatté par les hommes dans les années 70). C’est ce que montrera la collection Verbund, venue de Vienne, dans laquelle figurent par exemple Cindy Scherman, Ana Mendieta, Martha Rosler… A l’affiche aussi, la photographe et cinéaste Babette Mangolte, témoin privilégiée de la scène chorégraphique new-yorkaise, et Susan Meiselas qui se lance dans un projet à quatre mains avec une musicienne.
Dans la veine de la performance, Noémie Goudal prendra ses quartiers dans une exposition à Arles avec un travail poétique sur le réchauffement climatique, mais aussi dans une performance à la Collection Lambert à Avignon, illustrant le rapprochement entre photographie et spectacle vivant souhaité par le festival. Autre femme puissante célébrée à Arles cet été : Lee Miller, qui n’est pas seulement la photographe de guerre qu’on connaît, autrice de clichés de Dachau et de Buchenwald, mais aussi une grande professionnelle de la publicité et du studio. En écho à l’urgence en Ukraine, le fonds photographique de la Croix-Rouge se déploiera au Palais de l’archevêché dans une exposition qui couvrira cent soixante ans d’aide humanitaire.
Nouveaux talents et stars du milieu
Beaucoup de talents à découvrir et des signatures connues sont attendus. La chinoise Wang Yimo, lauréate du Jimei x Arles Discovery Festival, nous transportera dans une usine désaffectée en Chine et Sathish Kumar dans le sud de son pays, l’Inde, qu’a aussi explorée l’Américain Mitch Epstein dans les années 80 en compagnie de son ex-femme, la réalisatrice Mira Nair. Arles annonce aussi des expositions de Bruno Serralongue, Léa Habourdin et Julien Lombardi. D’autres talents seront à découvrir : Frida Orupabo, Sandra Brewster, Romain Urhausen, Lukas Hoffmann (qui court après des anonymes avec sa chambre photographique), Julia Gat et Julien Gester (journaliste à Libération). On verra des stars du milieu : Paul Graham en tant que commissaire d’exposition, James Barnor au Luma, Joan Fontcuberta à Croisière, Tom Wood, Mathieu Pernot, Bernard Plossu, Klavdij Sluban, Thomas Mailaender à Marseille… On ressent aussi une grande curiosité, à l’heure qu’il est, pour Barbara Iweins, qui a photographié de façon méthodique et obsessionnelle les 12 795 objets de sa maison pendant deux ans. Il sera aussi question de nouvelles technologies, et plus précisément du cloud dans une exposition sur les nuages, de réalité augmentée, de métavers et, bien sûr, de NFT (avec Fisheye). Impossible, à vue de nez, de s’ennuyer à Arles cet été.
Exhibitions Rencontres d'Arles: La Croisière & Galerie Huit, Arles 2022
The new collection “48 Vues” from Actes Sud reflects a desire to break free from the codes of the traditional coffee table book to imagine light objects. It explores changing formats adjusted to each work, in order to reveal unique writing and a sensitive, intimate look at the world. It enters a field of contemporary photography combining experimentation, continuous research, and travel without a destination. Since the age of 13, Julia Gat has built a body of photographic work at home by training her lens on the people around her: Khamsa khamsa khamsa is an autobiographical visual narrative in the form of a family archive.
Read MoreInterview x WdKA: Alumni Julia Gat wins Steenbergen Stipendium Public Award 2021
The Steenbergen Stipendium Public Award 2021 went to WdKA alumni Julia Gat. It is the oldest photography award in the Netherlands and has been accompanied by an exhibition of the nominees’ work in the Nederlands Fotomuseum ever since its first edition. Julia's work, together with the other four nominees, is exhibited there from 3-12-2021 until 13-02-2022. In this short interview, she tells more about the winning project 'khamsa khamsa khamsa', her choice to study at WdKA and her plans for the future.
Read MorePRIZE STEENBERGEN STIPENDIUM 2021
my graduation project hamsa hamsa hamsa has been nominated for the steenbergen stipendium 2021 and has won the public prize! since 1998, the steenbergen stipendium has been the leading award in the netherlands for young, talented photographers, and has been accompanied since its first edition with an exhibition featuring the nominated works in the nederlands fotomuseum.
from 4 december 2021, the nederlands fotomuseum, together with the steenbergen foundation, proudly presents the 24th edition of the steenbergen stipendium, the country’s leading award for the best final exam photography exhibitions by dutch art academy students.
the jury members, merel bem, juul hondius, and henk wildschut, selected five photographic final exam exhibitions for the 2021 steenbergen stipendium. the winner of the jury prize receives an incentive prize of €5,000 from the steenbergen foundation to support the young photographer in their future development. visitors to the exhibition may also cast their vote for one of the nominees for the public award. on 16 december 2021, the jury announced the winners at the nederlands fotomuseum. a jury report will also be published containing a critical review on the quality of the graduation exhibitions at each art academy visited.
khamsa khamsa khamsa photobook release x collection 48 vues by Actes Sud 2022
Published in bookstores on June 22nd, 2022
Khamsa khamsa khamsa—“five” in Arabic, repeated three times like a protective incantation—is an autobiographical visual narrative in the form of a family archive. At first glance, it is where Julia Gat tells the story of her childhood and adolescence growing up with four brothers and sisters educated by alternative teaching methods. However, underneath images that look like a family album, a photographer’s writing emerges. Julia Gat tells her story by gradually defining how she sees the faces and growing bodies of those around her, sometimes in peaceful Mediterranean landscapes.
Portraits of friends and domestic scenes punctuate the work, which is structured around five protagonists: sisters Sara and Nina, brothers Michael and Jonathan, and Julia, the fifth sibling, who projects herself onto them behind her lens. “When I was ten, I promised myself never to forget how children see the world,” she says. “Everything’s new. Imagination blends in with reality and the unknown is exciting.” Documenting her everyday life is the running thread of the artist’s work, allowing her to connect the adult photographer to her childhood sensibility.
Two eponymous exhibitions will take place at la Croisière and la Galerie Huit from July 4th to September 26th during the Rencontres de la photographie d'Arles 2022.
[Actes Sud] Beaux-Arts
Beaux livres / Monographies
48 vues
June, 2022
20.00 x 30.00cm
48 pages
ISBN: 978-2-330-16562-8
Indicative price: 22.00€
BUY THE BOOK
Buy the book in the Fnac
Buy the book in bookstores (France)
Buy the book at Rencontres d’Arles (international)
PRESS RELATIONS
Laure Delaroche
l.delaroche@actes-sud.fr
01 55 42 63 08 / 07 63 84 59 19
ACTES SUD
SERVICE DE LA COMMUNICATION
60/62, avenue de Saxe, 75015 Paris
Tél. 01 55 42 63 00
communication@actes-sud.fr
Exhibition NL Fotomuseum: Public Prize Steenbergen Stipendium, Rotterdam 2021
My graduation project Hamsa Hamsa Hamsa has been nominated for the Steenbergen Stipendium 2021 and has won the public prize! Since 1998, the Steenbergen Stipendium has been the leading award in the Netherlands for young, talented photographers, and has been accompanied since its first edition with an exhibition featuring the nominated works in the Nederlands Fotomuseum.
Read MoreGenZ: Genetics Ep. 2
We present to you Julia Gat, a recent Photography and Fine Arts graduate from the Willem de Kooning Academy (WdKA). We had the pleasure to go to her graduation show earlier this June and we were so mesmerized by her work that we had to interview her for TheFuglyGenZ Magazine. What inspired this exhibition? Why did she choose WdKA? How was life in New York? How has the pandemic affected the arts for young creatives? This and so much more is answered by joyous Julia in this second episode of GenZ Genetics.
Graduation Show at Ijzerblok Studios for WdKA, Rotterdam 2021
No doubt, best exhibition I’ve ever experienced. Over 150 people showed up; close friends and new faces, all expenses were covered by sales, the whole space embodied the project and brought it to life. Thank you all for these precious, precious moments.
Read More9Lives: FOTODOK : BLURRING THE LINES
Dans le cadre de la 5e édition du programme international Blurring the lines, 21 diplômés offrent un panorama de la jeune création photographique néerlandaise. Au-delà des formes classiques, tous cherchent à explorer les potentialités techniques du médium et à repenser ses dispositifs de présentation.
Avec Eline Benjaminsen (KABK), Marina Caneve (KABK), Sterre Fenna van der Waals (WdKA), Anna Kieblesz (KABK), GilleamTrapenberg (KABK), Chaïm Dijkstra (HKU), Debbie Schoone (AKV|St. Joost), Frijke Coumans (AKV|St. Joost), Naomi Jansen, (WdKA), Viktor Naumovski (KABK), Fleur Jakobs (AKV|St.Joost), Isa de Jong (AKV|St. Joost), Frédérique Scholtes (HKU), Jonna Bruinsma (HKU), Boris Lutters (HKU), Tibor Dieters (KABK), Julia Gat (WdKA), Silvy Crespo (KABK), Zoë Sluijs (AKV|St. Joost), Lisbeth Luft (WdKA), et Daan Russchier (HKU).
FOTODOK
SPACE TO SEE, THINK AND LEARN
Fondé en 2008 à Utrecht (Pays-Bas), FOTODOK est un espace d’exposition et de formation dédié à la photographie documentaire.
fotodok.org
BLURRING THE LINES
Blurring the Lines est un programme dédié à la jeune création photographique développé par FOTODOK en partenariat avec Paris College of Art (FR) et Urbanautica Institute (IT). Chaque année, un jury sélectionne les contributions des cinq meilleurs diplômés d’académies internationales, qui feront ensuite l’objet d’une publication, d’une exposition et d’un cycle de conférences.
Commissaire Jenny Smets
Feature x This Pandemic Thing: "Siblings" short-film 2020
Julia Gat
Lydia Rump
Mars, Snickers and then Twix...
August 10, 2020
Julia:
I was wondering when we would all be together again. It has become so rare for all of us to be home at once, for more than a few days. Yet suddenly, out of nowhere, we are all here: 5 siblings, 2 parents, 7 cats and a dog. It felt like a time traveling tunnel, bringing us ten years back. The old jokes, habits of interaction and group dynamics felt familiar and reassuring—a family recharging its batteries.
My camera was redirected at my four younger siblings: Nina (20), Michael (18), Jonathan (15), and Sara (13), who used to be my primary models when I was starting out with photography. For as long as I can remember, I would observe and document our daily banalities. And once again, during lockdown: from mid-March till mid-May, we only went out for groceries, jogging and walking our dog Ringo.
The sibling group bubble not only came back, but became our main occupation. We opened up the archive and looked at stills and videos we’ve made in the past years. As children, we used to film each other as a form of game–we would pretend to be journalists on news shows, sellers making ads for random products or musicians in music videos.
We grew up with an informal learning philosophy, as opposed to the traditional school system. My siblings have been my primary subjects in terms of human interaction, especially during those in-between moments of daily life. The conversation about the candy bars came up at the beginning of the lockdown. We had just finished a marathon of Tarantino films and the opening scene of Reservoir Dogs got stuck in my head—a group of characters, sitting around a table, talking about insignificant topics. I liked this indirect way of unfolding personalities and, subsequently, based my new short film around it.
Parallel to my interest in group dynamics, I have also been working on a visual research about androgyny and its complex interrelationship between gender and sexuality, something that often arises throughout adolescence. While gender and sexual expression are commonly explored in today’s art and media fields, this project aims to shed light on the visual aspect of the androgynous look, where it is possible to mix masculine and feminine attributes. With Lydia’s input and using her costumes, it became a visual examination celebrating the positive abstraction and freedom of genderless expression.
Lydia:
I met Julia when she was a young girl. I watched her grow up and mature as a photographer. Through unschooling her parents encouraged all of their children to explore the world, develop their curiosity and potential. It’s always a great pleasure when our two families get together. We share the same outlook on life.
I was working on my collection of dresses when Julia told me she was looking for some outfits for her short film. I have wanted to create a universal collection for a while. I work with monochromatic shades of white. For me, this is symbolic of a blank page—the beginning. This pure surface allows me to add some patterns and colors: stitches of black thread, sewn by hand or some embroidered black lines. I developed a palette of materials and techniques: patchwork, fringes, knitting, and embroidery.
I have known these kids for a long time. In their choice of outfits, each sibling reveals his or her personality.
The outfit with fringes is a mix of a short dress with textile pieces. It was put together by Nina herself. She saw herself as a bird-woman. The one worn by Michael is a short dress with long sleeves; the cuffs are knitted. He wears it like a sweatshirt. His style is cool and hip and he gives it a genderless vibe. Another ensemble is a combination of two patchworks which Jonathan drapes over his shoulders. On his face he wears a mask—a piece I created during the lockdown. He looks like a modern-day warrior. The white dress with lines embroidered in black beads is worn by Sara. I wonder if she chose this pattern to match her dog?
Exhibition: MAQUETTE with Leaving Space Collective at Hilton Rotterdam
Maquette is a photographic and moving image exhibition presenting the work of five artists-students from the Piet Zwart Institute and the Willem de Kooning Academy. The exhibition focuses on the dynamics that are emerging from the contiguity and porosity of singular representations of the world. With artworks varying in their format, processes, perspectives and narratives, differences and contrasts have been given a central position in the curation. With photographic works and moving images by Julia Gat, Yael Laroes, Sonia Mangiapane, Felix Obermaier and Ugo Petronin.
Read Moreportfolio x médiapart: "L’éducation sans école" 2020
Depuis 2010, Julia Gat, âgée alors de 13 ans, photographie le quotidien de ses frères et sœurs, qui ne sont pas scolarisés et qui, comme elle auparavant, suivent des cours et des activités choisis par rapport à leurs propres centres d’intérêt. Elle a élargi ensuite son propos aux enfants d’autres familles éduqués de même en France, en Israël, puis aux Pays-Bas. Ce travail, nommé Unbringing, empli de couleurs et d’énergie, illustre une certaine idée de la liberté de l’enfance et a convaincu le jury du prix Isem (ImageSingulières, ETPA, Mediapart) pour la photographie documentaire, qui lui a accordé le prix Jeune 2020 (pour les autres prix décernés, lire ici).
« Upbringing (2010-2020) est une série photographique documentant l’enfance épanouie. Des jeunes, en plein jeu ou en voyage, animent ces corps libres, débordants d’énergie. Leurs dynamiques de groupe, à la limite de la chorégraphie, me servent comme terrain de recherche visuelle sur la relation de l’individu à son environnement, écrit Julia Gat en guise de présentation de son travail. Les contrastes et couleurs vives reflètent la pureté de leur quotidien, une certaine fraîcheur. »
« La particularité de ces enfants repose sur leurs environnements éducatifs : des modèles alternatifs. […] Une sensation de liberté et de curiosité ludique stimule le développement, le changement, l’apprentissage. Upbringing va au-delà de la documentation traditionnelle pour représenter l’enfance d’une manière inédite : il permet ainsi de questionner notre perception du processus éducatif, surtout lorsque l’apprentissage se retrouve dans tous les aspects de la vie. Au fil des années, le projet développe une volonté de mettre en lumière la multiplicité des formes éducatives, dans ce monde en transition. »
[…]
« Upbringing est une invitation ouverte à jeter un regard actif sur le monde autour de nous, une contemplation de ces moments d’entre-deux qui composent notre quotidien. En contribuant à la discussion sur la photographie comme catalyseur de changement positif, Upbringing célèbre la recherche d’innovation dans l’éducation, la possibilité d’une enfance plus libre. »
FishEye: Les images de la semaine du 25.05.20 au 31.05.20
Retour en images sur cette semaine. Vincent Curutchet a déambulé dans les rues désertes de la capitale française en plein confinement, pour capturer un Paris transfiguré. Avec Les Mois Noirs, Stéphane Lavoué signe un portrait sombre et poétique de la Bretagne, sa terre d’adoption. Inspirée par sa propre enfance, Anne-Charlotte Moulard capture, dans Le sentiment absent, une ville de bord de mer vide et minimaliste. Enfin, Fisheye lance sa gamme de masques de protection ! Rendez-vous sur notre boutique en ligne pour vous les procurer. Chaque image raconte une histoire, il faut cliquer sur les légendes pour les découvrir.
LOU TSATSAS
Fisheye Magazine: lauréats des Prix ISEM 2020
Christian Lutz et Julia Gat, lauréats des Prix ISEM 2020
Les Prix ISEM, consacrés à la photographie documentaire, ont récompensé cette année deux lauréats : Christian Lutz et Julia Gat. Deux auteurs développant des visions aussi dissemblables que nécessaires.
Depuis trois ans, ImageSingulières, l’ETPA et Mediapart s’associent pour décerner deux prix photographiques, destinés à accompagner des auteurs dans la réalisation d’un projet sur lequel ils travaillent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Lors de cette édition, près de 220 candidats ont présenté au jury leurs travaux. Christian Lutz, photographe suisse a remporté le Grand Prix ISEM, ainsi qu’une dotation de 8000 euros pour poursuivre Citizens. Le Prix Jeune Photographe ISEM – dédié aux moins de 26 ans – a quant à lui été attribué à l’auteure d’origine israélienne Julia Gat, qui reçoit 2000 euros pour développer son travail sur les enseignements alternatifs.
De l’extrémisme à l’insouciance
Explorant différentes formes d’écritures photographiques, les lauréats s’intéressent tous deux aux enjeux sociétaux. Dans Citizens, Christian Lutz documente les mouvements populistes en Europe. « Leurs arguments nous renvoient à nos frontières physiques et symboliques, préparent le terrain de la guerre sociale, des phobies, des asphyxies de la pensée, et du lien humain », déclare le photographe. Après la Hongrie, le Royaume-Uni, la France, la Pologne, l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse, ce dernier entend développer son projet en Italie, Espagne, Grèce, Serbie et Slovaquie. Un panorama glaçant des villes européennes dont « les municipalités sont entre les mains de partis populistes de droite, glissant pour certains vers le fascisme », précise-t-il.
Passionnée par le monde enfantin, Julia Gat s’intéresse quant à elle aux jeunes qui suivent un enseignement alternatif, sans école obligatoire. Une éducation qui lui est familière. « Lorsque j’étais petite, j’ai pratiqué la non-scolarisation. J’ai eu accès à un système personnalisé, préconisant des cours et des activités choisis par rapport à mes centres d’intérêt », confie-t-elle. Entre spontanéité et mise en scène, elle signe un portrait frais et coloré d’une enfance libérée. De l’extrémisme à l’insouciance, à travers cette nouvelle édition, les Prix ISEM réaffirment leur volonté d’encourager la diversité remarquable de la photographie documentaire.
9Lives: Les noms des lauréat·es du Prix ISEM de la photographie documentaire dévoilés
Bien que l’édition 2020 du festival ImageSingulières n’ait pu avoir lieu ce mois de mai – face à la crise sanitaire – les organisateurs ont souhaité maintenir le Prix ISEM. Visant à soutenir deux photographes travaillant dans le documentaire, ce prix récompense cette année Christian Lutz pour le Grand Prix ISEM 2020 doté de 8000€ et Julia Gat, Prix Jeune Photographe 2020 d’un montant de 2000€.
Le Grand Prix ISEM 2020 vient d’être attribué au photographe suisse Christian Lutzpour son projet « Citizens ». Ce travail documente les mouvements populistes en Europe, dont les « arguments nous renvoient à nos frontières physiques et symboliques ; préparent le terrain de la guerre sociale, des phobies, des asphyxies de la pensée et du lien humain », écrit le photographe qui s’est déjà rendu depuis plusieurs années en Hongrie, au Royaume-Uni, en France, en Pologne, en Autriche, en Allemagne et en Suisse, « sur des lieux (des villes) dont les municipalités sont entre les mains de partis populistes de droite glissant pour certains vers le fascisme ». Grâce au prix d’un montant de 8000€, le photographe va continuer son périple en Italie, Espagne, Grèce, Serbie et en Slovaquie. Ce travail sera exposé en 2021 au festival photographique de Sète, ImageSingulières.
http://www.christianlutz.org/
Les projets de quatre autres photographes ont également retenu l’attention du jury pour ce Grand Prix :
– Brigitte Grignet (Belgique), avec un travail sur la Pologne à l’heure du parti ultraconservateur, le PIS
– Cristóbal Olivares (Chili) sur les violences exercées à l’encontre des Mapuches au Chili, violences autant psychologiques que policières ;
– Alessandro Penso (Italie) sur les camps de réfugiés du centre de l’Europe, notamment traversés par l’épidémie du coronavirus ;
– Mélanie Wenger (France) qui raconte l’industrie de la chasse aux animaux d’Afrique aux États-Unis à travers l’histoire d’une famille de ranchers texans.
Le Prix Jeune Photographe qui récompense un·e jeune photographe résidant en France, de moins de 26 ans, a été remis cette année l’a photographe israélienne vivant à Marseille, Julia Gat avec sa série Upbringing. La série primée documente l’enfance épanouie : des jeunes, en plein jeu ou en voyage, animent ces corps libres, débordants d’énergie. Leurs dynamiques de groupe, à la limite de la chorégraphie, me servent comme terrain de recherche visuelle sur la relation de l’individu à son environnement. Les contrastes et couleurs vives reflètent la pureté de leur quotidien, une certaine fraîcheur. La particularité de ces enfants repose sur leurs environnements éducatifs : des modèles alternatifs.
Depuis 2010, je photographie le quotidien de mes frères et soeurs qui sont non-scolarisés : grandissant dans une structure personnalisée, nous avons suivies des cours et des activités choisis par rapport à nos propres centres d’intérêt. En 2014, j’élargi ma pratique et documente la communauté des familles non-scolarisées en France et en Israël.Une sensation de liberté et de curiosité ludique stimule le développement, le changement, l’apprentissage. Upbringing va au-delà de la documentation traditionnelle pour représenter l’enfance d’une manière inédite : il permet ainsi de questionner notre perception du processus éducatif, surtout lorsque l’apprentissage se retrouve dans tous les aspects de la vie. Au fil des années, le projet développe une volonté de mettre en lumière la multiplicité des formes éducatives, dans ce monde en transition. La série continue donc en 2018, au sein de l’école Montessori De Korg à Rotterdam, avec le souhait de s’ouvrir à d’autres structures alternatives dans le futur.
Upbringing est une invitation ouverte à jeter un regard actif sur le monde autour de nous, une contemplation de ces moments d’entre-deux qui composent notre quotidien. En contribuant à la discussion sur la photographie comme catalyseur de changement positif, Upbringing célèbre la recherche d’innovation dans l’éducation, la possibilité d’une enfance plus libre.
Deux autres travaux ont aussi particulièrement retenu l’attention du jury :
– Benoît Durand, sur les ravages du chlordécone, un pesticide organochloré toxique, aux Antilles
– Lauren Pearso sur un groupe de militant.e.s anarchistes, féministes, anticapitalistes vivant de squatt et d’actions sociales.
Les Prix ISEM de la photographie documentaire sont attribués chaque année par le festival ImageSingulières, l’ETPA et Médiapart.
http://prixisem.imagesingulieres.com/laureats.php
Ericka wiedmann
The ISEM Young Documentary Photographer Prize 2020
Le Prix Jeune Photographe, qui offre 2000 euros à un ou une photographe de moins de 26 ans, résidant sur le sol français, a été attribué à Julia Gat. Son travail, empli de couleurs et d'énergie sur des jeunes qui suivent un enseignement alternatif sans école obligatoire, illustre une certaine idée de la liberté de l’enfance.
Images Singulières, l'ETPA et Mediapart s'associent pour la troisième année consécutive pour soutenir la photographie documentaire. Voici les lauréats.
Talk : Venice Biennale Blurring the Lines conference, Upbringing (IT)
In the occasion of @labiennale, I gave a talk yesterday at the @ecc_venice for the Expertise & Evidences conference by Blurring the Lines. Stay tuned for a video of my presentation to see me saying things !¡ about my project Upbringing & my view on photography education today, representing @wdka 🌞
Exhibition: Portfolio Night WdKA (NL)
Guest jury & exhibition: Photo Contest VIVAL
Super happy to have been selected as guest photographer in the jury of the photo contest VIVAL 2019! Join us tomorrow night for the opening of an exhibition showcasing the chosen winners as well as my own work; a selection from two of my latest series shot in The Netherlands with the help of Willem de Kooning Academy.
Read More
